Ce qu'il faut retenir en 13 points
1.
Perspectives de marché
Les dirigeants de PME ont une vision plus précise des
perspectives à l'international, toujours jugées
meilleures qu'en France (même si celles-ci ne se dégradent
plus).
2. À la recherche de
nouveaux facteurs de différenciation
Les PME cherchent à sortir de la contrainte volume
/ prix et se tournent vers d'autres leviers de différenciation
: technologie, marketing, innovation produits…
3. Les ambitions et les stratégies
de développement en France
La priorité en terme de stratégie est donnée
à la consolidation des positions, assise sur l'innovation
produit, la présence commerciale et la réduction
des coûts ainsi que sur la pénétration
de nouveaux marchés.
4. Les enjeux liés à
l’innovation
Les dirigeants réaffirment l'importance stratégique
de l'innovation, avec son application à court terme
sur leur dynamique produit, mais dénoncent un système
français complexe, trop orienté vers la recherche
fondamentale et donc mal adapté à leurs besoins.
5. L’externalisation,
une démarche qui prend racine en France
À
la recherche de plus de performance et de flexibilité,
les PME ont de plus en plus tendance à externaliser
les fonctions non stratégiques (principalement à
des prestataires français voire européens),
avec une satisfaction réelle face aux résultats.
6. Les critères d’attractivité
En complément du dynamisme économique d'une
zone géographique, trois critères d'attractivité
prédominent pour un projet de développement
d'activité : le social, la fiscalité et les
infrastructures (avec une insatisfaction en France sur les
2 premiers paramètres).
7. De nombreux projets sur le
territoire français
Une large majorité de chefs d'entreprises estime que
leur secteur d'activité a encore un avenir en France,
avec des projets qui s'inscrivent généralement
dans une logique de consolidation de leurs positions grâce
à l'innovation produits et une bonne présence
commerciale avant la réduction de coûts.
8. Bilan des investissements
réalisés à l’étranger
En complément du maintien de leur activité et
des emplois sur le territoire national, base arrière
regroupant les fonctions support et les opérations
à forte valeur ajoutée, les investissements
à l'étranger sont devenus de plus en plus courants
dans un contexte de marché international.
9.
Les investissements à l’international concentrés
sur la conquête de nouveaux marchés
Ces investissements à l'international se font avec
plus de discernement et se concentrent sur la conquête
de nouveaux marchés, mixant investissement commercial
(majoritaires notamment pour les PME de moindre taille), logistique
et productif :
• afin de trouver des relais de croissance et de nouveaux
débouchés pour des produits et prestations à
plus forte valeur ajoutée,
• de moins en moins pour trouver une solution à
un problème de coût de production (les bénéfices
perçus de la « délocalisation pure »
baissent).
10. La typologie et la localisation
des investissements réalisés à l’étranger
Sur les dernières années, on observe une tendance
à l'accroissement :
• des implantations dans les pays en développement
au détriment de l'Europe et des autres pays développés,
• des implantations à caractère également
productif pour les PME de plus grand taille ou faisant partie
de groupes,
• des partenariats pour les implantations sur des zones
plus lointaines ou aux cultures locales « plus éloignées
» des nôtres, partenariats aux effets très
inégaux selon le niveau de leur maîtrise.
11. Des investissements à
l’étranger satisfaisants
Bien qu'ils jugent ces projets complexes, les dirigeants sont
globalement satisfaits de leurs investissements à l'étranger
car :
• ils ont le sentiment d'avoir correctement piloté
leurs projets et atteint les objectifs de développement
qui leur étaient liés,
• ils permettent de préserver, voire de développer
les emplois sur l'entité française.
12. Analyse par secteur d’activité
L'intérêt du secteur pour les investissements
à l'étranger varie selon la maturité
de la concurrence en terme de délocalisation.
13. Les impacts de l’élargissement
L'élargissement de l'UE est plus perçu comme
un champ d'opportunités qu'une menace, même si
l'arrivée des 10 pays est redoutée par les plus
petites entreprises et celles qui ont une stratégie
centrée sur la problématique de volume / prix.

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