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Obtenir de l'aide à l'exportation
Aides
financières à l'exportation, assurances contre
les risques, rapprochements inter entreprises... Voici un
panorama des principaux dispositifs existants et des organismes
à qui s'adresser.
L'aide
est un terme générique qui recouvre des moyens
de financement, des supports logistiques aussi bien que de
la veille de marché." décrypte Christine
Nicolino, consultante spécialisée dans le développement
international des entreprises et co-auteur de "Financer
son développement à l'international".
De
nombreux partenaires peuvent donc intervenir, au niveau régional
par le biais des Chambres de commerce et d'industrie, au niveau
local avec le réseau du ministère de l'Economie,
des Finances et de l'Industrie, et même au niveau européen
et international, grâce aux programme d'aides de la
Commission européenne (le portail de l'Union européenne)
et aux banques de développement régionales.
Si
la diversité de toutes ces offres, et le fait qu'elles
dépendent largement de la cible géographique
visée à l'export, rend impossible une présentation
exhaustive de l'ensemble des dispositifs existants, un éclairage
sur les principales aides proposées au plan national
s'avère un vrai plus avant d'aller plus loin dans son
projet.
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Les aides financières
Sous la forme de subventions ou de crédits d'impôt,
ces aides visent à réduire l'investissement
nécessaire aux entreprises pour développer une
activité à l'export. Toutes ces aides sont cumulables
dans une limite de 100.000 euros maximum sur une période
de trois ans.
Crée
en 2005, le crédit d'impôt export, réduit
le coût d'un salarié chargé de développer
les exportations. Réservé aux PME de moins de
250 salariés et 50 millions d'euros de chiffre d'affaires,
il est plafonné à 40.000 euros par entreprise
sur deux ans et ne peut excéder 50 % des dépenses
réalisées. Ce crédit d'impôt peut
être doublé pour les groupements de PME qui mutualisent
une fonction export.
Depuis
2006, les prospections commerciales à l'intérieur
de l'espace économique européen rentrent dans
le champ d'application de la mesure.
Gérées
par Ubifrance et destinées aux PME et TPE, les subventions
Sidex viennent soutenir des opérations
d'expertise et tout type de mission visant à favoriser
le positionnement de l'entreprise dans le cadre d'un appel
d'offre ou d'un contrat en négociation. Elles peuvent
également couvrir les frais d'invitation de partenaires
potentiels étrangers. La somme allouée, 7.500
euros maximum, est limitée à 30 % des dépenses
engagées. Les entreprises désirant bénéficier
de cette aide doivent respecter une condition de taille :
ne pas dépasser 100 salariés ou réaliser
un chiffre d'affaires inférieur à 30 millions
d'euros hors taxe.
Autre
dispositif, le Volontariat International
Entreprise (VIE) permet de confier à un jeune (jusqu'à
28 ans) une mission professionnelle à l'étranger
durant une période modulable de 6 à 25 mois.
Sa rémunération est exonérée de
charges sociales et la gestion administrative est laissée
à la charge d'Ubifrance. Avant de recruter un VIE,
une demande d'agrément doit toutefois être effectuée
auprès d'Ubifrance. A noter qu'il existe des formules
de VIE partagé par plusieurs PME.
Depuis
2006, la rémunération d'un VIE (Volontariat
International Entreprise) entre dans les dépenses éligibles
au crédit d'impôt export.
•
Les assurances à
l'exportation
Depuis 1946, la Coface gère, pour le compte de l'État,
une large gamme de garanties destinées à favoriser
et soutenir les exportations françaises. Il s'agit
d'assurer des risques, non couverts par le marché privé,
au bénéfice des entreprises qui prospectent
les marchés à l'exportation et commercialisent
des produits et services dont l'origine est majoritairement
française.
A
titre d'exemple, l'assurance prospection
permet d'accompagner les PME dans leurs démarches de
prospection des marchés étrangers, en prenant
temporairement en charge une partie des dépenses engagées.
Le contrat passé avec la Coface s'étend sur
une période allant de 3 à 9 ans et porte sur
un montant variable en fonction du secteur d'activité
et de l'étendue des marchés prospectés.
Dans un premier temps, les termes du contrat sont négociés
entre les deux parties, à savoir le montant du budget,
la durée du contrat, la prime et la durée d'amortissement.
La Coface propose ensuite de couvrir les dépenses à
hauteur de 65 % du budget déterminé. Le remboursement
des indemnités perçues se fait dans un deuxième
temps, au prorata des recettes d'exportations. Et si à
la fin du contrat les sommes ne sont pas remboursées,
elles restent acquises à la société.
Depuis
2006 les indemnités sont portées à 80
% dans les 5 pays cibles déterminés par le ministre
délégué au commerce extérieur
: la Chine, le Japon, l'Inde, la Russie et les Etats-Unis.
D'autres
instruments de couverture des risques existent tels que l'assurance
change, investissements, caution et préfinancement
ou encore l'assurance-crédit export. Elles sont négociées
au cas par cas en fonction du risque de l'opération.
•
La coordination inter-entreprise
En marge de ces aides classiques, il existe des moyens originaux
de se faire aider à travers une mise en commun de moyens
dans une démarche collective de promotion à
l'étranger de type consortium.
Ainsi,
la procédure de labellisation,
gérée par Ubifrance, permet aux entreprises
désireuses de démarrer une activité à
l'export de recevoir un soutien financier ainsi qu'un label
"France". La démarche peut être initiée
par un organisme, une association ou une personne morale de
droit public ou privé. Cet opérateur propose
un projet visant à améliorer la visibilité
des entreprises françaises à l'étranger
et bénéficie d'une incitation financière
proportionnelle au nombre d'entreprises adhérentes
à son projet. L'aide varie selon la nature de l'opération,
le pays, le secteur d'activité et le profil de l'opérateur.
Depuis
2006, la labellisation est étendue pour couvrir tout
type d'action de promotion collective à l'étranger.
De plus, un apport financier exceptionnel peut être
débloqué pour les missions à destination
des pays pilotes et prioritaires (19 pays où la place
de la France a été jugée insuffisante).
En
parallèle, le portage par de grands groupes permet
de profiter de leur expérience et de leurs réseaux
à l'international. L'association Partenariat France
propose aux PME ayant déjà défini leur
stratégie à l'export de bénéficier
gratuitement de la logistique des groupes déjà
implantés dans la région désignée,
de leur carnet d'adresses ou d'une assistance juridique. A
titre d'exemple, le groupe Carrefour a emmené 170 petites
et moyennes entreprises à la découverte du marché
asiatique à l'occasion d'une "semaine française"
organisée par l'entreprise pour promouvoir l'industrie
agroalimentaire française. Une bonne façon d'acquérir
la connaissance indispensable de son terrain et d'éviter
les erreurs.

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