Bilan Cap Export
L'initiative Cap Export, lancée
en octobre 2005, a pour objectif de renforcer le
dispositif d’aide à l’exportation, et de
le rendre plus simple, plus lisible, et plus efficace. Il
vise trois objectifs : favoriser l’emploi à l’export,
en particulier des jeunes, partir gagner des marchés
à l’étranger, et jouer collectif à
l’export. Les mesures Cap Export ont été
largement diffusées au plan local et régional,
afin qu’un nombre important de PME puisse en bénéficier.
Une intense campagne de communication a été
engagée, s’appuyant notamment sur des supports
papiers et sur le nouveau portail de l’exportation,
le site www.exporter.gouv.fr, dont l’un des modules
est une base interactive qui permet aux entreprises de connaître
les aides à l’exportation auxquelles elles sont
éligibles. Des interventions et échanges ont
eu lieu dans la plupart des régions françaises,
réunissant l'ensemble des partenaires de l'export (chambres
de commerce et d'industrie, Ubifrance et les directions régionales
du commerce extérieur, la COFACE, OSEO) et des fédérations
professionnelles. Enfin, des présentations ont été
faites de manière systématique dans le cadre
du "Tour de France de l'Export" avec le MEDEF.
I/ Favoriser l’emploi
à l’export
La procédure du Volontariat international en
entreprise (VIE) permet à une entreprise d’envoyer
un jeune professionnel (18 à 28 ans) à l’étranger
pour une mission de 6 à 24 mois dans un ou plusieurs
pays. Les indemnités des VIE ont été
ajoutées à la liste des dépenses éligibles
au crédit d’impôt prospection commerciale.
Fin 2006, le nombre total de VIE en poste était de
4 500, pour le compte de plus de 1 000 entreprises, dont 229
ayant un chiffre d’affaires supérieur à
200 M€ et accueillant 2 827 VIE dans leur filiales à
l’étranger. Près de 65 % des VIE sont
en poste dans les vingt-cinq pays prioritaires. La durée
moyenne des missions est proche de dix-sept mois. Grâce
à la mesure sur le crédit impôt-export,
le nombre de VIE a augmenté de +28% (+57% en Chine,
+49% au Japon, +42% aux Etats-Unis).
Les traitements et salaires perçus par des personnes
ayant leur domicile fiscal en France, et qui exercent leur
activité dans la prospection de marchés extérieurs
pendant plus de 120 jours au cours de l’année
civile dans un Etat autre que la France, sont exonérés
d’impôt sur le revenu à raison
des salaires perçus en rémunération de
l’activité exercée à l’étranger.
Cette nouvelle mesure d’exonération fiscale est
en vigueur depuis le 1er janvier 2006 et s'applique à
l’imposition des revenus de l’année 2006.
Il est donc encore trop tôt pour en faire le bilan.
Le crédit d’impôt prospection commerciale,
qui conditionne l’octroi d’une aide fiscale au
recrutement par une PME d’un salarié dédié
à l’exportation, est en vigueur depuis le 1er
janvier 2005. Il a été étendu à
compter du 1er janvier 2006 à l’Espace économique
européen, zone privilégiée par les PME
et les primo-exportateurs.
Le crédit d’impôt porte sur un montant
de 40 000 € avec un plafond de 50 % des dépenses
de prospection engagées sur une période de 24
mois à compter de la date de recrutement d’un
salarié dédié à l’export.
Ce montant est doublé lorsque les entreprises se regroupent
dans le cadre d’un GIE ou d’une association (type
loi de 1901). Le dispositif est bien monté en puissance:
le nombre d’entreprises qui ont bénéficié
du crédit d’impôt prospection commerciale
est passé de 122 en 2005 à 301 en 2006, pour
un montant de 3,5 M€ pour 2006.
II/ Jouer collectif à
l’export
La procédure de labellisation a été
renforcée et son périmètre a été
élargi aux actions de promotion collectives conduites
par les pôles de compétitivité et aux
opérations de portage. Sont ainsi éligibles,
en plus des pavillons France sur des foires et salons, les
présentations de produits et savoir-faire, les rencontres
d'acheteurs et de partenaires, et les promotions commerciales.
Au terme d’une année de mise en oeuvre des mesures
Cap Export (octobre 2005 - octobre 2006), 260 opérations
ont été approuvées par le Comité
de labellisation pour un montant des engagements de 4,5 M€.
Les demandes portant sur les vingt-cinq pays prioritaires
représentent plus de 72 % des opérations labellisées.
21 actions collectives à l'export des pôles
de compétitivité ont bénéficié
d'une aide financière d'Ubifrance.
Des plans sectoriels ont été
définis avec les professionnels de l'aéronautique,
de l'agroalimentaire, des métiers du droit, de la maison
et du textile-habillement, des biens de consommation, etc.
Le crédit d’impôt prospection commerciale
est doublé lorsque les entreprises se regroupent (cf.
supra).
III/ Renforcer nos moyens sur
les pays en forte croissance, en particulier les cinq pays
pilotes et l’Allemagne
Ces
six pays ont bénéficié de crédits
d’intervention exceptionnels qui ont été
alloués aux chefs de services économiques afin
d’intensifier localement les actions de promotion collective
à fort effet de levier, susceptibles de faire venir
de nouveaux fournisseurs français sur ces marchés.
L’attribution d’une enveloppe de 500 000 €
pour chacun de ces pays en 2006, renouvelée en 2007,
leur permet d’organiser des opérations visibles
qui renforceront les synergies avec les partenaires locaux,
les chambres de commerce françaises à l’étranger,
et les importateurs et distributeurs. Des plans Cap Export
spécifiques ont été mis en oeuvre par
les Missions Economiques de ces six pays.
L’Etat
fait un effort accru en matière d’assurance
prospection s’agissant des cinq pays pilotes
(Russie, Japon, Chine, Etats-Unis, Inde) pour lesquels la
quotité garantie par l’Etat est augmentée
(de 65 % à 80 %). Les demandes de garanties sur les
5 pays pilotes ont augmenté de près de 20 %
en 2006 (contre +7 % pour l'ensemble des garanties).
L'augmentation est particulièrement spectaculaire sur
certains pays comme la Russie (+32%) et l'Inde (+111 %). Sur
un plan général, Cap Export a accru la notoriété
de la procédure et a encouragé les petites entreprises
à déposer des demandes de garanties.
IV/ Simplifier et rendre plus
efficace le dispositif public
Ubifrance (l’agence pour le développement international
des entreprises) a été rapprochée des
Missions Economiques et des directions régionales du
commerce extérieur pour que les entreprises n’aient
qu’un seul interlocuteur s’agissant des services
de l’Etat.
Des synergies avec l’Agence française pour les
investissements internationaux ont été systématiquement
recherchées et progressivement le réseau international
de l'Agence est intégré au réseau des
missions économiques.
Sur le terrain, la labellisation et la signature de 26
conventions de partenariat entre Ubifrance, les CCI
et les agences régionales de développement ont
permis de rapprocher les partenaires publics et privés.
Trois réseaux bancaires ont été
mobilisés via des accords de partenariat avec
Ubifrance (Natexis-Pramex, Crédit Agricole, HSBC),
de même que l'ordre des experts comptables compte tenu
de sa proximité avec les chefs de petites entreprises.
V/ Faciliter et améliorer
l'accompagnement financier des entreprises, en particulier
des PME à l'export
Les procédures financières ont été
adaptées pour mieux répondre aux besoins des
PME. Une nouvelle procédure publique de garantie
des préfinancements a été mise
en place en décembre 2005, en vue de compléter
le dispositif de garantie des cautions mis
en place peu de temps auparavant et qui rencontre un vif succès
auprès des PME (72 promesses de garantie en 2006, pour
un montant de 302M €). La garantie des préfinancements
permet à une entreprise qui s’engage dans un
contrat d’exportation d’obtenir des prêts
plus facilement et à de meilleures conditions pour
réaliser ce contrat.
L’Etat
garantit, à hauteur de 70 %, les prêts consentis
par les banques. La garantie des préfinancements fonctionne
sur des principes proches de ceux de la garantie des cautions
: évaluation de la situation financière de l'exportateur,
plafonds d’encours de risque, etc. L’encours de
la garantie des préfinancements est à ce jour
de 18,1 M€.

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