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Le
VIE est avant tout une solution très simple
Pour se lancer en Espagne, ce patron de PME a eu recours
au volontariat international en entreprise. Une formule
qu'il juge tout à fait satisfaisante.
Se lancer à l'export est une aventure pleine de risques
pour une PME. Le volontariat international en entreprise
(VIE) est la solution adoptée par certains patrons
de sociétés de taille modeste pour saisir
les opportunités commerciales qui s'offrent à
l'étranger sans pour autant trop s'investir. Gérard
Gay est un de ces chefs d'entreprise. Président de
Comintes, distributeur de chalets de jardin, il a fait successivement
appel à deux VIE pour se développer sur le
marché espagnol.
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VIE : le principe
Contrairement
au contrat local, le VIE ne nécessite pas de créer
une structure juridique sur place.
Le VIE est un contrat de travail à durée déterminée
offert aux jeunes de 18 à 28 ans. Il peut durer de
6 à 24 mois. Ubifrance, l'agence française
pour le développement des entreprises à l'étranger,
propose sur son site 50.000 CV de candidats potentiels.
L'entreprise peut faire son choix parmi eux ou en confier
la mission à Ubifrance. Les VIE sont rémunérés
directement par l'agence sur la base d'une grille qui varie
en fonction du pays d'implantation. Un VIE à Madrid
coûte entre 1.600 et 1.800 euros par mois.
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Quelles étaient les missions de vos VIE en
Espagne ?
Comintes n'avait jamais prospecté le marché
espagnol. Avant d'envoyer notre premier VIE à Madrid,
nous ne commercions avec les Espagnols que de façon
éparse. Seuls ceux qui se rendaient sur les salons
professionnels pouvaient être démarchés.
Nous avons donc recruté un VIE pour un an afin qu'il
réalise une étude de marché et qu'il
prenne des premiers contacts. A la fin du premier contrat,
il y a un an et demi, nous en avons embauché un second.
Son poste est celui d'un commercial classique : il prospecte
de nouveaux clients que je viens régulièrement
rencontrer.
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Pourquoi avoir opté pour ce type de contrat
?
Le VIE est avant tout une solution très simple : c'est
Ubifrance qui organise tout, en particulier le recrutement.
Il dispose d'une base de CV que nous n'aurions pas pu trouver
ailleurs. Pour le second poste que nous offrions à
Madrid, nous avons reçu plus d'une centaine de candidatures.
Leur site est un superbe lieu de rencontre entre les entreprises
et les candidats qui ont parfois des profils de moutons à
cinq pattes ! Le VIE est aussi moins cher que l'embauche d'un
expatrié français classique. Il n'est pas non
plus beaucoup plus cher qu'un salarié sous contrat
local et ne nécessite pas de créer une structure
juridique sur place. C'est également un contrat plus
long qu'un stage et un véritable emploi. Enfin, en
envoyant notre premier VIE en Espagne, nous ne nous engagions
que pour un an. Les choses étaient claires depuis le
début : si le marché n'était pas suffisant,
nous pouvions tout arrêter sans frais ni contrainte.
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Quel profil avez-vous recruté ?
Recruter un VIE, c'est choisir parmi des gens sans expérience
et donc faire un pari sur la personne. Nous avions comme critère
que le candidat ait une expérience, même universitaire,
longue dans le pays, afin qu'il connaisse la langue et la
culture. Nous recrutions à bac + 5, après une
école de commerce ou un cursus universitaire orienté
vers le commercial. Avant de partir, les VIE ont suivi une
formation d'une ou deux semaines. Je les suivais ensuite de
loin et les revoyais à l'occasion de salons ou en allant
rencontrer de nouveaux clients en Espagne.
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Deux ans et demi après le départ de
votre premier VIE, quel bilan dressez-vous ?
C'est une très bonne formule. Nous avons de nouveaux
clients fidèles que nous n'aurions pas pu connaître
si nous n'avions pas été sur place. Les clients
espagnols que nous rencontrions auparavant sur les salons
étaient de grosses structures, tournées vers
l'extérieur. Aujourd'hui, nous accédons à
des distributeurs plus petits ou présents seulement
sur le marché espagnol. Si nous devions prospecter
un nouveau pays, nous ferions de nouveau appel à un
VIE. En simplifiant les démarches et en rendant moins
chère l'embauche, ce service incite les entreprises
à envoyer à l'étranger des jeunes sans
expérience qu'elles feraient rarement partir sinon.
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